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    Simulateur de choix du statut juridique

    Répondez à quelques questions et découvrez le statut juridique le plus adapté à votre projet : micro-entreprise, EURL, SASU, SARL ou SAS. Comparez les avantages et inconvénients de chaque forme.

    Choix du Statut Juridique

    Répondez à quelques questions pour trouver le statut adapté à votre projet

    Seuil micro 2026 : 77 700 € pour les prestations de services et BNC. Le seuil ventes de marchandises et fourniture de logement est plus élevé (188 700 €).

    * Cette recommandation est indicative. Consultez un expert-comptable pour un conseil personnalisé.

    Comment choisir son statut juridique en 2026 ?

    Le choix du statut juridique est l'une des décisions structurantes de la création d'entreprise. Il détermine la protection sociale du dirigeant, le régime fiscal des bénéfices, la manière de se rémunérer, la crédibilité vis-à-vis des partenaires et la capacité future à faire entrer des associés ou des investisseurs. Un mauvais choix se paie souvent plusieurs années après, au moment où l'activité change de dimension.

    Quatre critères doivent guider la réflexion. Le premier est le nombre d'associés : entreprend-on seul ou à plusieurs. Le deuxième est le niveau de revenu envisagé, car les seuils de la micro-entreprise et l'arbitrage entre rémunération et dividendes dépendent directement du chiffre d'affaires et du bénéfice. Le troisième est la protection sociale souhaitée : couverture minimale du régime TNS ou couverture proche du régime général en assimilé salarié. Le quatrième est le projet à moyen terme : reprendre une clientèle, embaucher, s'associer, lever des fonds ou céder un jour l'entreprise. Chacun de ces horizons oriente vers une forme juridique différente.

    Micro-entreprise, EURL, SASU : les statuts pour entreprendre seul

    La micro-entreprise

    La micro-entreprise reste la porte d'entrée la plus simple pour tester une activité ou exercer en complément d'un autre revenu. Les formalités sont réduites, la comptabilité se limite à un livre de recettes, les cotisations sociales sont calculées proportionnellement au chiffre d'affaires encaissé. En 2026, le seuil de chiffre d'affaires est de 77 700 € pour les prestations de services et les BNC, et de 188 700 € pour les ventes de marchandises. Limites principales : aucune déduction de charges réelles, protection sociale modeste, impossibilité de récupérer la TVA au-delà de la franchise.

    L'EURL

    L'EURL est une SARL à associé unique. Le gérant associé unique relève du régime des travailleurs non salariés. Les cotisations sont plus faibles qu'en assimilé salarié, environ 40 à 45 % de l'assiette sociale 2026, et les charges réelles sont déductibles du résultat. L'EURL est adaptée à un entrepreneur qui souhaite maîtriser son coût social et se rémunérer principalement par le biais du salaire, avec une protection sociale à compléter par un contrat Madelin ou un plan d'épargne retraite.

    La SASU

    La SASU est une SAS à associé unique. Son président est assimilé salarié : il cotise au régime général (hors chômage) et bénéficie d'une meilleure retraite et d'une meilleure prévoyance. Le coût social est plus élevé, environ 75 à 80 % du net perçu, mais la SASU offre une grande souplesse statutaire et facilite l'accueil futur d'associés ou d'investisseurs. Les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales sur la tête du dirigeant, mais restent soumis aux prélèvements sociaux de 18,6 % et à la flat tax de 31,4 % en régime PFU.

    SARL et SAS : les statuts à plusieurs associés

    Dès qu'un projet réunit plusieurs associés, le choix se joue le plus souvent entre SARL et SAS. Ces deux formes protègent le patrimoine personnel des associés et permettent l'option IS par défaut, mais leur logique diffère profondément.

    En SARL, le gérant majoritaire (détenant plus de 50 % du capital avec sa famille) relève du régime TNS. Les cotisations sont plus faibles, l'organisation est encadrée par la loi, la cession de parts est soumise à agrément. C'est une forme sécurisante, souvent choisie pour des activités traditionnelles ou familiales, avec un ou deux associés opérationnels.

    En SAS, le président est assimilé salarié, quelle que soit la répartition du capital. Les statuts sont beaucoup plus libres : catégories d'actions, clauses d'agrément et de sortie personnalisées, gouvernance à géométrie variable. La SAS est aujourd'hui la forme dominante des projets à ambition de croissance, à plusieurs associés dirigeants, ou destinés à accueillir des investisseurs.

    TNS ou assimilé salarié : l'arbitrage central

    Sous la question du statut juridique se cache presque toujours le vrai débat : régime social TNS ou assimilé salarié. Ce tableau synthétise les principales différences en 2026.

    CritèreTNS (EURL, SARL gérant majoritaire)Assimilé salarié (SASU, SAS, SARL gérant minoritaire)
    Coût des charges socialesEnviron 40 à 45 % de l'assiette 2026Environ 75 à 80 % du net perçu
    Protection socialeRégime SSI, indemnités journalières limitées, prévoyance à compléterRégime général, prévoyance et santé alignées sur les salariés
    RetraitePoints SSI, généralement moins généreuse à cotisation égaleRetraite du régime général plus complémentaire cadre, meilleure couverture
    ChômagePas de droits à l'assurance chômagePas de droits à l'assurance chômage pour le mandataire social
    DividendesPart supérieure à 10 % du capital soumise aux cotisations TNS, sinon flat tax 31,4 %Non soumis aux cotisations sociales du dirigeant, flat tax 31,4 % en régime PFU

    À revenu net équivalent, le régime TNS coûte moins cher à l'entreprise mais offre une protection moindre. Le régime assimilé salarié coûte plus cher mais sécurise davantage le dirigeant. Le choix n'est jamais purement financier : il dépend de la situation familiale, de l'âge, de l'existence d'une couverture par ailleurs et de la stratégie de rémunération entre salaire et dividendes.

    L'impact du statut sur la fiscalité

    Le statut juridique conditionne aussi la fiscalité applicable. La micro-entreprise et l'EURL à associé unique personne physique sont par défaut à l'impôt sur le revenu, avec option possible pour l'IS. La SARL, la SAS et la SASU sont à l'impôt sur les sociétés par défaut, avec une option temporaire possible pour l'IR sous conditions.

    Passer à l'IS ouvre la possibilité de piloter finement la rémunération du dirigeant : arbitrer entre salaire, dividendes et report en compte courant. Cet arbitrage doit être simulé chaque année, en tenant compte du taux marginal d'imposition personnel, du taux d'IS applicable (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà en 2026) et de la fiscalité des dividendes (flat tax 31,4 % ou barème progressif).

    Pour approfondir chaque brique, utilisez les simulateurs dédiés : cotisations TNS, fiscalité des dividendes et impôt sur les sociétés. Pour un accompagnement de bout en bout, notre offre accompagnement à la création couvre le choix du statut, la rédaction des statuts et le pilotage des premières années. Les indépendants trouveront un panorama complet sur notre page dédiée aux professions indépendantes.

    Questions fréquentes

    Pour un projet à faible chiffre d'affaires et peu de charges à déduire, la micro-entreprise reste la voie la plus simple. Dès que le revenu dépasse quelques milliers d'euros par mois ou que les charges deviennent significatives, l'EURL ou la SASU deviennent plus intéressantes. Le choix entre les deux dépend avant tout de la protection sociale souhaitée et de la stratégie de rémunération.
    L'EURL relève du régime des travailleurs non salariés (TNS) : les cotisations sont plus faibles, environ 40 à 45 % sur l'assiette 2026, mais la protection sociale (retraite, prévoyance, indemnités journalières) est moins complète. La SASU place son président en assimilé salarié : les cotisations sont plus élevées, environ 75 à 80 % du net, mais la couverture sociale est équivalente à celle du régime général, hors chômage.
    Le gérant majoritaire de SARL ou d'EURL paie moins de charges sociales sur la même rémunération nette, ce qui laisse une trésorerie plus importante à court terme. L'assimilé salarié (président de SAS ou de SASU) coûte plus cher en cotisations, mais bénéficie d'une meilleure retraite et d'une meilleure prévoyance. L'arbitrage dépend du niveau de revenu, de l'âge et de l'appétence pour les dividendes.
    Oui. Le passage de micro-entreprise à société (EURL, SASU, SARL, SAS) est une opération courante dès que l'activité se développe. La transformation d'une SARL en SAS, ou inversement, est également possible sur décision des associés. Ces opérations doivent être anticipées avec un expert-comptable pour maîtriser les incidences fiscales et sociales.
    La SAS et la SASU sont les formes juridiques privilégiées pour accueillir des investisseurs. Elles offrent une grande liberté statutaire, permettent de créer des actions de préférence et facilitent les tours de table successifs. La SARL, plus rigide, est rarement retenue par les fonds d'investissement.
    En 2026, le seuil de chiffre d'affaires pour rester en micro-entreprise est fixé à 77 700 € pour les prestations de services et les BNC, et à 188 700 € pour les ventes de marchandises et la fourniture de logement. La franchise de TVA relève de seuils distincts, plus bas, qui doivent être suivis de près lors de la croissance de l'activité.

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